Dans les anciens textes Vic, vient du mot latin Vicus qui signifie bourg, village. Ce nom et les vestiges romains, entre autres ceux découverts en 1880 et en 1903, près du village du Boin, indiquent l’origine gallo-romaine de cette localité. Mais le territoire sur lequel s’étend la paroisse fut habité bien avant. Un tumulus signalé près de Luchapt, des silex taillés et poteries tous très anciens, des haches en pierre polie trouvées au village de Laurerie, nous font remonter jusqu’aux temps préhistoriques, au néolithique pour le moins.

 

Les paroisses, qui, depuis la Révolution, ont pris le nom de communes se sont formées autour des églises et cimetières. A quelle époque celle de Vicq commença-t-elle à exister ? Nous ne savons. En tout cas, l’église actuelle, dans sa partie la plus ancienne, date au moins du Xl siècle de par les archives retrouvées, mais en réalité probablement beaucoup plus tôt.

 

L’histoire de Vicq se confond aussi avec celle des grandes familles dont les fiefs s’étendaient sur son territoire. La première est celle des barons de Pierre-Buffière. Cette puissante famille possède une grande partie de Vicq. Des actes du XllI° siècle en témoignent. Plusieurs villages dont notre commune gardèrent sous l‘Ancien Régime la « mesure » de Pierre-Buffière.

 

Au XIV° siècle, Vicq est dans la mouvance de Magnac, dont la seigneurie, sortie de celle de Pierre-Buffière, est possédée par la famille de Salagnac.

Au commencement du XV° siècle, Vicq, à son tour, forme une seigneurie distincte possédée par Jean de Salagnac protonotaire apostolique, qui fit bâtir le château de Vicq en 1515. Après les De Salagnac, cette terre passe par des alliances dans l’importante famille de la Roche-Aymond, puis au XVII siècle dans celle de Labermondie, vicomte d’Auberoche. En 1705, elle est acquise par le célèbre Nicolas de la Reynie, lieutenant de police de Louis XIV, puis elle échoit aux de Calignon et aux comtes de Montbrond dont les familles nous sont connues.

 

Administrativement, Vicq dépendait autrefois de la province du Limousin, intendance et sénéchaussée de Limoges. Huit villages, dont Fressanges, constituaient une enclave relevant de la justice de Chervix.

 

Vicq, étant un siège de justice, possédait des juges, des huissiers, des avocats, des notaires, des procureurs d’office, etc.

 Son territoire était encore plus étendu qu’aujourd’hui. Le village de la Tamanie et les environs en faisaient partie. Sa population était de plus de 3000 habitants.

 

La Révolution lui porta un coup fatal. Le siège de justice fut aboli. Il fut même question de supprimer la commune, Le 1° novembre 1790. la municipalité adresse une longue et véhémente protestation contre ce projet en faisant valoir surtout la grandeur et la beauté de son église.

 

Durant ces années de troubles, les habitants de Vicq eurent à supporter beaucoup de tracasseries et souffrirent de la disette, Le curé de Vicq, M. l’abbé Claude Martin mourut pour sa Foi dans les prisons de Limoges. Le château fut à moitié démoli. La propriétaire, Mme veuve de Calignon fut traînée à Limoges où elle mourut en prison. L’église fut pillée, désaffectée et devint un dépôt de charbon. Après le rétablissement de l’ordre, elle fut rendue au culte.

 

Les noms de Magnac et de Vicq ont été associés dans la gare qui dessert les deux communes, sur la ligne de chemin de fer Limoges-Brive :  MAGNAC-VICQ.

VICQ-SUR-BREUILH

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