Historique & PrésentationDepuis 1962

En 1962, à l'occasion de la fête patronale de La Croisille, un groupe de jeunes croisillauds eut l'idée de revêtir le costume des parents, voisins ou cousins qui avaient appartenu à l'Eicola dau Mount-Gargan. Ils confectionnèrent un char dénommé lo gerbo baudo mettant à l'honneur les traditions limousines et en soirée ils exécutèrent cinq danses du répertoire.

Le succès fut tel que d'autres communes souhaitèrent à leur tour recevoir ces jeunes limousins pour une démonstration de danses folkloriques. La jeune équipe se structura alors en une association dénommée Amicale du Mont-Gargan.

Sous la présidence de Lucienne Lascaux, elle trouva son inspiration dans l'Eicola dau Mount-Gargan : son bureau était en grande partie constitué d'anciens membres du groupe et d'autre part, les danses furent apprises aux jeunes par d'anciens danseurs. Quant à la musique, on fit bien entendu appel aux talents de Louis Jarraud, cabretaire émérite du groupe de 1936.

Tout alla très vite.

En 1966, l'association opta définitivement pour la qualification de groupe folklori­que en reprenant le nom d'Eicola dau Mont-Gargan. Elle s'affilia au félibrige et devint école félibréenne Albert Pestour.

Très attachée au site du Mont-Gargan elle créa un festival de folklore sur ce lieu exceptionnel, festival qui perdure aujourd'hui encore avec succès.

Le répertoire - composé principalement des danses exécutées en 1936 et 1952 -s'étoffa progressivement par les actions de recherche et de collecte entreprises auprès des croisillauds. Marcelle Delpastre apporta même son concours à la jeune association.

Outre la musique et la danse, le groupe eut également à cœur de faire revivre certaines traditions : la messe de minuit (chantée en langue limousine), la quête pascale des œufs, les «Catherinettes», les «Rois», etc....

Le nouveau groupe, qui se produisait dans toutes les communes de la région, fut rapidement invité à d'importants festivals de folklore en France, à Montrejeau (31) et à Dijon (21).

Suivront plus tard de grandes rencontres comme le Grand Fenétra de Toulouse (31), la fête du costume à Arles (13) ou encore le festival de folklore international de Confolens (16).Le groupe devint coutumier des voyages puisqu'il prit l'habitude de se déplacer au moins une fois par an, au mois d'août, dans une province française. Il dépassa même les frontières en dansant en Belgique, aux Pays-Bas, en Autriche, en Allemagne et en Italie.

En 1975, en témoignage de la qualité de son travail, le groupe intégra la prestigieuse Confédération Nationale des Groupes Folkloriques Français (C.N.G.F.F.)

Se produisant notamment devant Jacques Chirac, les compagnons de la chanson, Victor Lanoux, ou Jeanne Calment (alors doyenne de l'humanité), le groupe continua à évoluer : ainsi, il entreprit la confection de nouveaux costumes (habits de travail, requimpatas pour les hommes,...) et constitua une section enfantine, misant ainsi sur l'avenir quand le folklore entrait dans une crise de reconnaissance...

En 1991, Jean-Loup Deredempt - membre fondateur de 1963, qui assurait jusque là la direction artistique de la société - succéda à Lucienne Lascaux pour douze années à la présidence. A cette époque le groupe prit le nom d'Escòla dau Mont-Gargan, respectant ainsi la graphie occitane.

En 2003, Eliane Demars reprit le flambeau de la présidence qu'elle continue à assurer soixante-dix ans après la création du premier groupe

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

«Lo virolet»

Ils dansent sur le mont, déplaçant la lumière Est-ce une fleur humaine qui pousse dans le vent Où les ailes moirées tournant sur la bruyère ? Non ! c'est le «viroulet» d'un quadrille d'antan. (P.-J. L.)